Extrait

Un petit extrait lié au précédent, d'ailleurs chronologiquement il le précède. Bon si ça vous plait toujours peut-être que je me déciderais à poster l'intégralité mais en petits épisodes...

Jean Lebrun

1er étage, appartement 5B

« Il est con ce chien à toujours vouloir faire contre la jardinière du hall. Deux heures que je me le traine, et faut qu’il pisse encore. Tu vas pas me dire qu’elles pourraient pas y coller autre chose que des géraniums quand même, qui aime ça franchement ? La veille Berthou, manquait plus que ça ! La voilà qui se radine, elle a vu, forcément, encore en embuscade derrière sa fenêtre pour trouver une occasion de faire chier son monde, et que ce con de chien il est mal éduqué, et que ceci et que cela! Et c’est qu’elle cavale en plus mémé pour venir me prendre la tête. Comme si j’en avais pas assez d’une à la maison ! Béryl air max, elle va s’envoler dis-donc. Ah ! La mère Vernet au virage, peut-être une chance d’y échapper, attention…Interception ! Sain et sauf. »

Quand Jean sort il est toujours bougon, et quand il rentre il est abattu. Encore plus ce matin. Il n’a même pas prit de plaisir à s’en griller une, ça ne passait pas. Peut-être les crevettes d’hier ou quelque chose dans l’air…Là il le sent, comme un parfum qui flotte sur le pallier, une odeur âcre qui le prend à la gorge, lui pique le nez, et l’étouffe quand il passe le pas de sa porte ? Aseptisé de vie par eau de Javel, et c’est Annie qui régale, éponge dans la main gauche, pschitt dans la main droite et œil avisé de l’experte. Chaque matin, un huit à onze intense. Même le dimanche : pas de répit pour les braves ! Rien qui dépasse, surtout pas, chaque chose à sa place et une place pour chaque chose. L’improvisation, le hasard ? Grand dieu, non ! Et puis s’agit pas de trainer dans les parages et de contrarier la maîtresse des lieux. Jean le sait bien et il n’oserait pas, trop longtemps qu’il a renoncé à émettre la moindre objection. Oh, il a bien essayé de lutter un peu pour la forme, sans grande conviction, préférant arrondir les angles. Tant et si bien qu’ils sont devenu aussi lisse que lui. Qui se déchausse mécaniquement, discipliné et obéissant tel le chien qui a rejoint son panier.

— Mais qu’est-ce que c’est que cette tête ?! Jean s’interroge, peut-être forcer son sourire ? Mais vite et pas trop appuyé, sinon elle pourrait encore trouver à y redire.

— T’es tout palot ! Me dit pas que tu couves quelque chose ? Approche par là pour voir…

Annie se hisse sur la pointe des pieds, colle sa joue sur son front comme on le fait pour les petits enfants. Une de ses mèche échappée vient jusqu’à lui chatouiller le nez, alors il incline encore un peu la tête sans réfléchir, l’instinct du souvenir quand il pouvait fourrager dans son cou. Elle est belle encore Annie, mais elle est tellement froide que parfois il oublie. Il oublie l’amour et puis ses yeux, ceux des débuts évidement, quand ils savaient encore rire à ces bons mots qu’il n’a plus, et puis parler et dire toutes ces choses qui ne se prononcent pas. C’est loin maintenant. Mais ce parfum mélangé à l’odeur de sa peau et même celle de sa sueur le ramène vers hier. Bercé de nostalgie il laisse ses mains errées jusqu’à effleurer cette hanche, si près et si loin à la fois.

— Non. T’as rien du tout ! Allez viens à la cuisine je vais te servir quelque chose à boire, tu vas me raconter ta matinée.

Retenir le désir, ça fait comme une brûlure, et aussi une douleur qui lui tord l’estomac. Quand elle est trop vive et qu’il a trop mal, y a bien les putes, mais c’est pas pareil. Il a toujours peur d’attraper une saloperie, ou encore de croiser une connaissance, et puis côté finance Annie à l’œil sur tout. Alors il faut mentir, inventer des histoires de dépenses, cette voiture qui tient plus la route et lui qui en est si fatigué. Des fois il en crève de se sentir comprimé dans cette vie qui lui échappe totalement, avec cette femme qui contrôle tout, alors il la hait. Si fort, qu’il en fantasme des choses terribles et en bouillonne de rage à l’intérieur. Il avance dans son sillage, pour atterrir dans la cuisine lustrée et se laisser choir mollement sur une chaise tandis qu’elle leur attrape une bouteille et des verres.

— En rentrant, ton chien a pissé contre la jardinière du hall, et juste dans l’angle de vision de la Berthou, évidement.

— Tu parles d’une histoire, faut bien qu’il fasse ses petites affaires le pauvre ! Et c’est ça qui te met dans cet état ?! Quelle p’tite nature ! T’es vite contrarié toi, quand même…

Elle tire la chaise, face à lui. D’habitude elle s’installe à côté, mais cette trace de main sur sa hanche doit l’avoir contrariée. Jean respire, une respiration légèrement saccadée. Il sait ce qui le taraude, et il sait qu’au moment où il va lâcher le morceau, se sera comme une petite bombe. Il voulait le garder pour lui, mais la tentation d’inverser la situation et de se venger de ce froid le démange trop, un élan de fierté. Ça va lui faire du bien de la sortir de cette poche où elle reste pliée en quatre.

— Et puis j’ai croisé la Girard aussi. Pauvre femme, elle m’a fait de la peine.

— Mathilde ?! Un petit silence pour savourer. La voix qui s’est voilée, le tremblement de la dernière syllabe, et ce regard qui déjà fuit cherchant à masquer son trouble en s’absorbant dans la contemplation de la nappe.

— Elle revenait du véto complètement dévastée, elle a du faire piquer le chat de la petite, alors tu penses bien que ça m’a remué aussi!

— Mathilde ?!

— Non, mais tu le fais exprès ? Mais oui, Mathilde !

Profiter du trouble, pour reprendre quelques centimètres de dignité. De touts petits centimètres, et déjà il se sent moins courbé. Oui, il respire mieux.

— Oui, bon et alors t’étais pas intime avec le chat à ce que je sache ?

« Mais oui, vas-y, tente de donner le change. Si tu crois que je le connais pas ce regard, et ce tic quand tu es mal à l’aise. Tu crois que tu contrôles tout, hein ? La bonne blague ! Y a bien que toi qui arrives à t’en convaincre. Si ça t’amuses de te mentir à toi-même, on est plus à ça prêt de toute façon ? Oh, parce que oui, je vais remettre ça sur le tapis ! Toi t’as tout rangé dans un tiroir, puis t’as fermé à clef, mais moi je ne peux pas croiser cette femme sans y repenser. Dire que c’était ton amie, en plus. J’ai honte, et c’est à cause de toi encore une fois ! »

— Pas juste un chat, le chat de la petite. Alors forcément on en a parlé. Sursaut d’Annie.

— Comment-ça vous en avez parlé ? Parlé de quoi ?

— Du chat …et de la petite aussi.

— Qu’est-ce que tu lui as dit ?

— C’est bizarre, toi aussi t’as l’air pâlotte d’un coup.

Il aurait aimé mimer l’intention d’effleurer son front de la main, mais elle est rapide la bougresse ! La sienne s’abat de son plat sur la table, dans un bruit sourd, avant même qu’il n’ait esquissé le moindre geste.

— Ne joue pas au con avec moi, je te préviens ! Tu lui as dit quoi ?

— Pas ce à quoi tu penses si c’est ce qui te fait tellement peur ! C’est elle qui m’a parlé, moi j’ai juste écouté. Que cette perte lui en rappelait une autre, que c’était toujours aussi dur, et qu’elle espérait encore avoir des réponses, même après tout ce temps. C’est ce qui la fait tenir debout.

— Et tu ne lui as rien dit ? T’es bien sûr ?

— Je sais que tu me prends pour un demeuré, mais je suis encore capable de me rappeler de que je fais et de ce que je ne fais pas.

— Bien.

— Bien pour toi, tu veux dire.

— Oh, oh ! On est à mettre dans le même sac, ne l’oublie pas. Et puis tu crois quoi ? Que ça changerait quelque chose ? Y a rien qui va la ramener la petite, et je te rappelle qu’on était sûrs de rien. On va pas s’avancer dans des suppositions pareilles quand on n’est pas certain, alors dix ans après tu penses ! Garde ta langue dans ta poche et tout ira bien.

— Parce que tu trouves que tout va bien ? Vous étiez proche fut un temps, cela ne te fais rien quand même ? Cette douleur ? T’aurais pas envie d’essayer d’y faire quelque chose ?

— Mais t’es couillon, c’est pas possible ! Puisqu’on n’est pas sûr ! Des hypothèses tu sais ce que ça vaut ? Rien que des ennuis ! Et ne viens pas me parler pas de douleur ! Tu ne sais pas ce que c’est toi ! Elle a eu de la chance dans son malheur, moi pas !

Elle se lève et claque la porte dans un courant d’air. Toujours cet échec qu’elle lui renvoie en pleine figure. De sa douleur jusqu’à celle d’une autre, il n’y a que le poids de la culpabilité. Celle du silence et des non-dits, ces poisons qui gangrènent la vie jusqu’à ce qu’elle vous laisse immobile. Est-ce qu’il doit aller la rejoindre et s’excuser ? Ou peut-être se débarrasser une bonne fois pour toute de cet autre fardeau qui le ronge ? A quoi bon, le temps ne se rattrape pas de toute façon. Non, il va plutôt rester là, attendre que cet orage passe et arrêter de ressasser toutes ces vieilles histoires.

samedi 27 avril 2013 11:46 , dans Zestes, pelures et autres extraits.


Extrait

Extrait d'un bidule truc en cours d'écriture.

Mathilde

Appartement 24A

Avec le temps tout passe, parait-il. Combien de fois elle l’avait entendu cette phrase Mathilde ? Elle en avait perdu le compte depuis bien longtemps. Combien ? Trop, pour sûr. Oui,  vraiment trop de fois. Même quand elle ne demandait rien, quand elle faisant semblant d’avoir surmonté le pire, encore ces fois où elle se forçait à sourire comme ça sans raison précise, en y mettant toute sa bonne volonté, rien ne passait. Il y avait toujours comme un grand trou béant, plein de remous. Et puis les gens, bon sang…Quelle catastrophe ! Toujours à la saluer et à la resaluer, parfois même à coup de : « Ah, ma pauvre Mme Girard, ma pauvre, pauvre Mme Girard ! », comme si ça pouvait faire du bien que de s’entendre plaindre de la sorte ! Quand ce n’était pas ça, c’était autre chose : « Mais ça à l’air d’aller mieux Mme Girard, quelle belle mine que voilà ! Ah ! Des femmes courageuses comme vous, on en fait plus ! Quand même si ce n’est pas malheureux tout ça ! ». C’était bien le côté le plus terrible de l’empathie. Cela donnait tout le contraire de ce que cela voulait produire, ça ravivait, ça aidait à ne jamais oublier. Les braves gens, elle ne pouvait pas leur en vouloir, mais quand même…Si des fois ils avaient juste pu se retenir dans leurs élans, se taire un tout petit peu, ou lui parler d’autres choses…. Mais sans cesse ils lui rappelaient son malheur, alors avec le temps, même si elle avait voulu, cela n’aurait jamais été possible. Ils ne pouvaient  pas comprendre, c’est certain. Ils imaginaient, ils essayaient, parfois jusqu’à la comparaison : « Ah, mais je sais ! Mathilde, je connais votre peine. Quand on a du s’occuper de maman, de l’oncle Jean, du chien, de ma cousine… Qu’est-ce j’ai eu du chagrin. Que je me sentais mal. Que j’ai pleuré…».  Mais savoir ce que cela faisait vraiment à l’intérieur ce genre de chose…Ah ! ça non. Fallait le vivre, qu’une mère qui puisse comprendre. Que ce chagrin-là, il était bien au-dessus de tous les autres. Pis encore, pas toutes.

Quand Mathilde a compris que le temps était surtout son pire ennemi, celui qui allait emporter très loin d’elle sa petite, plus loin que la mort ne l’avait fait, alors elle a réagi. Elle a arrêté le temps. Ce n’est pas très dur d’arrêter le temps, même bien plus facile qu’on ne se l’imagine à première vue. Il suffit juste de ne rien changer. Ne plus vivre vraiment. Se suicider ? Non, impossible. Comment qu’elle pourrait retrouver sa petite là-haut après ? Elle ne pourrait pas ! Alors non, tant pis. Elle a continué, tant bien que mal, mais continué quand même. Sans rien changé. C’est le secret. Pour que tout reste au temps présent, celui où Violette  était encore là. Elle s’est appliqué à conserver le même agencement, les mêmes meubles en y prenant grand soin, les mêmes bibelots, tout à l’identique jusqu’aux à la vaisselle, aux rideaux, aux murs tristes. Elle ne les avait jamais aimé, toujours avec la petite elles disaient qu’un de ces quatre matins, elles allaient y mettre de la couleur. Elles iraient chercher des grands pots dans de jolis tons camaïeux, et avec un bon coup de pinceau se serait plus gai, plus vivant. Mais toujours elles comptaient pour le magasin, rognaient sur les dépenses, pour que le compte épargne grossisse. Avec tous ses efforts vains,  les murs sont restés vierges. Sa mère à elle disait toujours que les murs blancs avaient quelque chose de sinistre, que ça rappelaient les hôpitaux. Que c’était froid et impersonnel. Elle n’avait pas tort.

 De toute façon quelle importance ? Y a plus jamais personne qui monte par ici. Et c’est tant mieux ! C’est que les gens jacassent assez comme ça, du fait qu’elle ne soit pas partie. Manquerait plus qu’ils découvrent qu’elle n’a rien changé du tout !  Jusqu’à la chambre de la petite. Elle deviendrait vite le centre des ragots. Surtout celui de la mère Berthou, celle-là, quelle peau de vache ! Toujours la première quand il s’agit de colporter.  Et on sait ce que ça donne…Une réputation de foldingue… Peut-être même qu’on la forcerait à partir ! Elle ne pense pas que ça irait jusque-là Mathilde. Mais enfin, il faut rester prudente, on ne sait jamais. Le pouvoir de la rumeur, ça vient à bout des plus solides.

Elle s’est donc protégée, appliquée à se couper des autres, de tous les curieux, leur préférant ses fleurs et son chat. Une petite politesse de temps à autre, histoire de ne se mettre personne à dos, mais jamais plus. Et à force de s’appliquer, elle en est venue à ne sentir bien qu’entre ses murs. En minimisant les contacts. Quelle respiration ! Il ne restait plus que la caisse. Elle ne supportait plus, ce flot de gens se pressant devant elle, et tous ceux du quartier passant expressément à la sienne ! Alors un matin, il y a deux ans, elle a pris son courage à deux mains. Son courage et une bonne rasade de vin cuit avant de partir. Elle s’est présentée au bureau de sa chef, le cœur battant, la mèche folle, et elle a fait sa demande. Elle qui n’avait jamais rien demandé ! Jamais rien espérer d’autre que ce ne soit que du provisoire.

—     Mais, enfin ! Madame Girard …Je ne comprends pas ?! Changer de poste, à votre âge, après tout ce temps ? Ce n’est pas sérieux, voyons ! Vous êtes un de nos meilleurs éléments, comment on va former les petites jeunes qui arrivent sans vous ? Hein ? Combien de temps ça fait d’ailleurs ? Vous étiez là bien avant moi  …

—     Vingt-cinq ans, Madame. Cela fait vingt-cinq ans.

—     Ça, alors ! vous vous rendez compte ! Vous avez des soucis Madame Girard ? On vous a embêté, c’est ça ? Une nouvelle ? Donnez-moi son nom ! Je vais m’en occuper ça ne va pas trainer !

Mathilde avait dû expliquer que non, ce n’était pas une nouvelle. Que c’était ces gens, si gentils, si attentionnés, qui l’étouffaient à petit feu. Elle avait encore raconté Violette, et le pourquoi de la gêne de sa situation. La chef avait écoutée, pianotant de ses doigts vernis sertis de breloques son embarras sur le bureau, tout en fixant un point invisible derrière Mathilde. Ponctuant  de temps à autre d’un :

—     Je vois…Je vois…Évidemment…

Bien embêtée quand même de devoir se séparer d’un de ses meilleurs éléments, elle avait insisté encore.

—     Moi, je veux bien vous changer de poste. Mais enfin la mise en rayon, à votre âge ?! Et puis ce n’est pas du tout les mêmes horaires vous savez…Il faudra passer une visite médicale, voir si vous êtes apte…C’est beaucoup de complication, m’enfin si vous y tenez, je m’arrangerais pour vous trouver un rayon qui ne soit pas trop contraignant.

Mathilde avait passé la visite, troqué son siège tournant molletonné contre un réveil à l’aube certes, mais qui lui laissait de grandes journées à passer avec ces plantes et le chat, sans voir personne. Et le chat était mort ! Ce couillon de chat, qui même dix ans après, continuait d’attendre Violette au pied de son lit en semant ses poils sur le couvre-lit brodé main. Chauffait son fauteuil dont il était impossible de le déloger une fois installé, même en lui montrant le journal. Cet abruti de chat qui grattait toujours la terre des plantes, qui c’était purgé une fois en saccageant une précieuse potée d’orchidées vivaces pour aller rendre sur le beau tapis de l’entrée. Ce satané chat qu’elles avaient recueilli ensembles, bien que Mathilde ait fait promettre à Violette que ce serait du provisoire. Ce batifoleur de chat qui jusqu’à ce qu’elle se résolve à le castrer, plantait ses griffes en se lamentant quand venait les chaleurs de la féline voisine. Ce gourmet de chat, qui prenait des mines et faisait la moue quand sa gamelle ne lui convenait pas. Cet ingrat de chat, l’avait plantée là, lui aussi. Qu’est-ce qu’il restait maintenant ? La chambre, restait plus que la chambre. En l’aspirant et en l’époussetant tous les vendredis, Mathilde imaginait ce qu’aurait pu être la vie de sa fille. Elle aurait réussi sa fille ! Très certainement, au fil dans ans ses professeurs lui avaient prédit un brillant avenir. Tous ses efforts même pas récompensés au bout, et ses esquisses aux couleurs inachevées qui ornaient les murs. Elle aurait eu un bon poste, ou alors ç’aurait fait une grande artiste ! Et elle aurait rencontré un gentil garçon, elle ne serait sûrement pas resté avec cet imbécile qu’elle fréquentait à l’époque. Bien gratiné il était celui-là, sous ses minauderies Mathilde avait repéré un quelque chose de vicelard dans l’attitude. Le pompon ç’avait été de le trouvé en compagnie de la fille Bertrand, même pas deux mois après ! Bon sang, elles les auraient étripés tous les deux. Ah, un sacré couple que ça faisait. Qu’est-ce que ça l’avait tracassé ! Et si c’était eux qui avaient agressé Violette ? Elle s’était mise à supposer, à s’imager le fruit de ses suppositions jusqu’à s’en rendre malade.  Enfin elle avait  juré qu’elle les massacrerait de ses propres mains, si elle apprenait quoi que ce soit abondant dans ce sens, mais rien dans l’enquête n’avait  permis de les impliquer. L’inspecteur en charge  penchait plus pour la thèse d’un rodeur, d’un trafic surpris, mauvais endroit au mauvais moment. Plutôt que de pencher et de spéculer, Mathilde aurait aimé des réponses ! Elle continuait de les attendre, plus faiblement, mais au fond d’elle il y avait toujours une petite flamme vacillante d’espoir.


mardi 16 avril 2013 10:28 , dans Zestes, pelures et autres extraits.


Mardi

mardi 16 avril 2013 10:09 , dans Vagues de notes


Jour 9

Blog de arcadiablabla :Courants d'airs et autres vagues., Jour 9

Comme un printemps qui commencerait à la mi-avril.

Ce matin je me suis connectée, et j'ai eu un peu honte.Si, c'est vrai. J'avais promis que j'essaierais de revenir sur cet espace, me réinvestir un peu hors de mes farandoles de lignes, prendre des nouvelles, et puis je vois que ...ça fait quoi? Déjà 15 jours, pas 3 semaines quand même? Que voilà...Le temps s'est une fois de plus joué de moi.

Je me dis toujours demain, et ils s'additionnent, et je perds le compte.

Mais aller, j'essaie à nouveau.

Merci pour les petits mots laissés, je viendrais très vite me promener aussi, un peu.

Profitez du soleil retrouvé et ne vous enrhumez pas ;)

lundi 15 avril 2013 09:33 , dans Blogo ephemeride


Lundi

lundi 15 avril 2013 09:20 , dans Vagues de notes


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